«Ipséité» c’est la perception intime d’identité personnelle, d’être vivant et présent au monde.

«Ipséité» c’est un poème visuel dans lequel se joue une expérience de la surface et de la profondeur : le monde visible et le monde sensible. Les œuvres exposées alternent ce cheminement à travers une sélection de gravures, de monotypes et de photographies.

La grotte de la Clamouse est située dans l’Hérault, trois galeries offrent des paysages saisissants : des concrétions, des drapés, des coulées pétrifiées immergées à plusieurs mètres de profondeur dans un monde sculpté par le temps, l’eau et la calcite. Dans la gravure comme dans la photographie, l’eau révèle ou fixe l’image. Elle peut laver les maux, les lever, « lever l’eau », regarder en dessous… Dans les gaufrages les mots blancs flottent à la surface des pages et chacun porte un poème, plus loin les lettres se muent en signes car il s’agit bien souvent d’investir la marge pour être au plus près des choses.
À la FILEUSE,  j’ai poursuivi cette recherche en élaborant des bains pigmentés avec du noir de carbone. je pourrais les appeler des phototypes : le papier agglomère les pigments dissous dans l’eau pour former jour après jour des paysages minuscules ou gigantesques dans la masse du papier.